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Retour d’expérience du Nailtruck : le camion à vernis

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C’est sur le salon Créativa de Rouen que j’ai rencontré Olivia, créatrice du Nail Truck : une caravane américaine qui abrite un salon de manucure. Un concept décalé et tendance qui m’a tout de suite interpellé. Comment se lance-t-on dans une telle aventure ? Quel coût cela engendre ? Quelles sont les choses à savoir avant de se jeter à l’eau ? Toutes ces questions, j’ai pu les lui poser pour en savoir plus et pour vous aider peut-être à travailler votre concept de truck, car vous êtes quelques unes à vous manifester avec des projets similaires. Si les food trucks connaissent un succès grandissant (et à juste titre), il pourraient exister bien d’autres concepts créatifs sur roues…

1.Julia ton nailtruck ne laisse pas indifférent, on le remarque tout de suite, impossible de le manquer, comment t’est venue cette idée en quoi consiste ce concept ?

« Je tiens une boutique dans le Marais  : Le Gloss’up Beauty Bar. Ma clientèle est principalement locale, elle vient du quartier et j’avais envie de sortir de ces limites géographiques. C’est en découvrant un camion à glace lancé par Uber dans le cadre d’une opération spéciale que j’ai eu cette idée, de proposer mes services dans un lieu décalé et mobile. Je pourrais du coup apporter mes prestations chez mes clientes ou du moins là elles pouvaient se trouver, comme sur leur lieu de travail par exemple. C’était l’été 2014, et comme quand chaque fois que j’ai une idée en tête il faut que ça aille vite, je me suis mise à la recherche de LA caravane qu’il me fallait. J’ai pu la stocker chez mes parents le temps d’y faire des travaux de mise aux normes et d’aménagement pour y accueillir des clientes. Le choix du mobilier se fait en fonction des dimensions et de l’espace disponible dans la caravane. J’avais prévu le lancement presse en décembre donc j’avais 3 mois pour tout finir. Côté com’ j’ai fait appel à une illustratrice, pour aussi donner au concept le côté féminin et beauté dont il avait besoin. »

2. Quels sont les obstacles que tu as pu rencontrer ? et quels sont les conseils que tu donnerais à celles qui comme toi ont un concept de business créatif et ambulant en tête ?

« Je me suis vite rendue compte que cette belle et grande caravane n’était pas pratique, côté déplacement. Elle ne me permettait pas d’accéder à tous les lieux sur lesquels je voulais me rendre. Alors en mai 2015, j’ai investi dans une plus petite caravane, moins volumineuse, et plus facile à manipuler. Il y a aussi la problématique des autorisations municipales.  A Paris, j’essuyais refus de stationnement sur refus. La règlementation est différente pour les food trucks [ d’ailleurs sur le sujet Eyrolles a publié un guide : Monter son food truck ] et selon les municipalités. Le stationnement sur la voie publique pour ce type de trucks est problématique, la circulation à certaines heures n’est pas non plus évidente, ce qui m’oblige à partir plus tôt. De plus, les marchés (alimentaires) sur lesquels les trucks peuvent être présents ne correspondaient pas vraiment à mon concept. Il faut donc bien se renseigner auprès des municipalités pour connaître les autorisations en vigueur.

Pour ma part, j’ai aussi vite compris que le plus intéressant, en terme de ventes, étaient de participer à des évènements du type, Klin d’oeil, ou encore de privatiser mon truck pour des événements corporate, des événements presse, des animations pour des marques ou encore des sortie de bureaux. « 

Julia a amorti son investissement en 2 ans et sait qu’elle pourra revendre ses caravanes pour autres choses qu’un nail truck car leur aménagement n’ont pas dénaturé la fonction première de ces caravanes.

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